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Course à six pattes

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Courir plus vite, renforcer sa complicité avec son animal, partager l’effort : voilà au moins trois bonnes raisons de se mettre au canicross. Une compétition était organisée dimanche au club canin d’Obernai par l’association Empreinte 67.


Course à 6 pattes

L’hiver, lorsque le jour etles températures déclinent, même les sportifs les plus aguerris doivent se faire violence pour aller courir ou faire du vélo. Avec un chien qui piaffe d’impatience devant la porte pour se joindre à l’activité, c’est un peu plus facile de se motiver. Tousceux qui pratiquent le canicross ou le cani-VTT l’affirment : faire du sport avec son animal est bénéfique pour le mental. « C’est lui qui m’entraîne quand je suis fatigué.

Quand on franchit la ligne d’arrivée, il repartirait sans problème pour dix kilomètres supplémentaires », assure Jean-Paul Laurency, en parlant de son berger allemand de 2 ans, Icar.

Interdit de tirer son chien ou de le dépasser

Venus de Haute-Saône pour participer au canicross de la Saint-Nicolas organisé dimanche pour la deuxième année consécutive par l’association Empreinte 67 avec le club canin d’Obernai, le maître et son chien ont participé à une quinzaine de compétitions de ce type cette année. Une activité que Jean-Paul a découverte en 2010, « grâce à un ami. Je ne courais pas avant, je m’y suis mis à cette occasion et je mesuis pris au jeu ».  Au total, plus de 110 personnes ont participé aux trois principales activités proposées dimanche par l’association : les compétitions de canicross et de cani-VTT, et une découverte pour les enfants. Des marcheurs ont aussi emprunté les chemins balisés avec un chien autour de la taille. C’est le point commun à toutes ces activités : les maîtres et leurs compagnons à quatre pattes sont reliés par une longe semi-élastique faisant au minimum deux mètres de long. Et les règles sont strictes : le mot d’ordre est le respect de l’animal. Le fait de le tirer ou de le dépasser est d’ailleurs éliminatoire. « C’est au maître de suivre le rythme de son chien. S’il ralentit trop, il le fatigue. Il faut aussi lui apprendre les ordres de base, les directions et bien sûr, il faut que l’animal soit un minimum sociable », explique Manon Bach, de l’association Empreinte 67 (lire par ailleurs), présidée par Julien Briton.

Une fois synchronisés et après quelques sorties de rodage, une belle complicité se noue entre l’homme et le canidé. « Darius fait la différence entre la laisse de promenade et le harnais de course. Dès qu’il le voit, il est surexcité », s’amuse Julien Dossmann, venu d’Erstein avec son épouse Anne et leurs deux bergers allemands : « Avant, on se relayait pour faire des canicross avec Darius ; pour pouvoir courir ensemble, nous avons pris un deuxième chien, Laiko », explique le couple. Dimanche, le jeune chiot de cinq mois regardait ses congénères jalousement : l’âge minimum de participation est d’un an pour la course, 18 mois pour le VTT. Avant, les chiens n’ont pas achevé leur croissance et le tractage est déconseillé.

« Esprit de compétition »

Une fois adultes, la plupart se prêtent au jeu sans broncher : « Ils ont l’esprit de compétition et n’aiment pas se faire dépasser ; ils veulent être devant », assure Manon Bach. Ces activités de plein air peuvent se pratiquer avec toutes les races de chiens, même si les huskies et les chiens de chasse sont plus performants.

Des toutous de petite taille ont aussi fait leurs preuves, dimanche à Obernai. Peut-être un peu moins rapides et un peu plus hargneux, mais tout aussi motivés et heureux d’entraîner leurs maîtres dans de nouvelles aventures

INSPIRÉ DU TRAVAIL DES MUSHERS

Créée en août 2008 dans le secteur d’Obernai, l’association Empreinte 67 a vocation à faire découvrir et promouvoir le canicross et le cani-VTT. Elle compte une vingtaine de membres, qui se réunissent en général deux fois par semaine (souvent le soir ou le dimanche matin), dans les environs d’Obernai, pour s’entraîner sur des parcours adaptés. L’association organise plusieurs canicross par an, et les bénéfices sont en partie reversés à des associations : dimanche, la course était au profit du refuge de l’Arche de Noé, à Ernolsheim.
Ces disciplines, qui s’inspirent du travail des mushers, ont vu le jour dans les pays de l’Est, à l’origine pour entraîner les chiens quand il n’y avait pas de
neige, en été. Les premières courses sont apparues en France dans les années 80.
En compétition, les distances varient entre 4 et 9 kilomètres. Elles attirent de plus en plus de participants, dans la même logique que les autres activités
nature, comme les trails, constate le président, Julien Briton.

Rens. : http://www.empreinte67.com